Résumé

Un manteau (pallium) recouvre pudiquement le corps souffrant du patient atteint d’une maladie grave qui se termine par une mort proche. Pour la rendre plus douce, les soins palliatifs prennent la relève des soins curatifs devenus inefficaces. Pour leur conférer une spécificité, ils évoluent dans le cadre d’une philosophie et d’un mode d’approche qui prennent la relève des soins curatifs devenus inutiles, dangereux et dépourvus de tout espoir de guérison. Ils sont dispensés plus souvent par les femmes dont on pense qu’elles sont pourvues d’une capacité plus grande que celle des hommes pour apaiser les souffrances, diminuer l’intensité des douleurs et amortir le choc affectif, mental et anxiogène qui précède la survenue de l’agonie puis de de la mort. La société des profanes, des soignants, des philosophes et des religieux pense que ces mesures sont de nature à transformer le drame du mourir en un épisode plus serein que celui ressenti auparavant en l’absence de toute intervention humaniste, médicale ou spirituelle sur le corps et l’esprit tourmentés du mourant.

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